De la performance à l’excellence D’après « Good to great » de Jim Collins

24 octobre 2010

Sur l’excellence qui remet en question les lieux communs
Jusqu’à présent, le discours ambiant, les médias, les spécialistes, nous faisaient l’apologie des grands patrons charismatiques et formés dans les meilleures écoles et universités. On nous ressasse depuis des années que seuls des patrons « exceptionnels » sauront mettre en place des stratégies sophistiquées et complexes, car tout est dans tout, imbriqué, et tellement interagissant (Ah ! la théorie des dominos). Et si, comme le disait il y a 30 ans E.F. Schumacher « Small is beautiful » ? Et si la simplicité était plus efficace ? Et si, comme dans le coaching, ou encore dans la pensée complexe chère à Edgard Morin, on acceptait de ne prendre en compte que les éléments pertinents ?

Oui mais…
Oui mais, on sait depuis longtemps que si l’on touche à une pièce du domino tout risque de bouger sans que l’on sache comment, sauf de grands experts. Cela donne de grands narcissiques, grands conquistadors de l’industrie aux idées transcendantes, mettant en œuvre des projets où narcissisme et amoralité se disputent la première place (voir tous de grands PDG qui ont « réussi » des déficits gigantesques dans la banque, les télécoms, médias…).

Jim Collins a pris 11 entreprises moyennes qui ont eu des destins exceptionnels : Abbott, Circuit City, Fannie Mae, Gillette, Kimberly-Clarck, Kroger, Nucor, Philip Morris, Pitney Boawes, Walgreens, Wells Fargo. Il a détecté des principes où la simplicité semble de règle pour atteindre le succès.
Des évidences sont balayées : la peur est le meilleur moteur du changement, générer la crise mobilise, les stocks options motivent… Non

On a l’impression de découvrir ce que l’on sait déjà tous au fond de nous si nous voulons bien sortir un moment de notre aveuglement.
• L’humain est au centre !
• Un objectif maintenu contre vents et marée,
• Des règles respectées par tous (même par les dirigeants),
• Une culture partagée,
• On accepte d’écouter des avis contraires…

Il a constaté que les entreprises qui avaient le rendement le plus fort avaient des patrons discrets, avec des salaires qui étaient tout sauf exorbitants, qui n’avaient pas une vision transcendante, où les changements qu’ils initiaient n’ont pas été brusques et médiatisés, mais faits d’une succession de petits actes allant dans la même direction. La stratégie était simple et sans effet d’annonces.

Alors de quoi s’agit-il ?
• D’une personnalité discrète orientée vers le succès de son projet plutôt que vers les médias
• D’un patron qui n’a pas de vision a priori, mais qui travaille sur la vision avec ses équipes et la construit collectivement
• Duquel une forte motivation en découle.
• Il n’y a pas de changements brusques, de changements fondamentaux accompagnés par une stratégie digne de Sun Tse ou de Clausewitz
• Un projet où tout le monde respecte les règles et pratique la persévérance sur le long terme favorisant une croissance durable.

On se répète au cas où le message passerait difficilement
• La dimension humaine avant tout : un leader humble et qui prend en compte les besoins de ses salariés.
• Un projet partagé.
• Des salaires corrects qui évitent l’indécence.
• Une stratégie simple et cohérente faite de petites actions successives qui toutes vont dans la même direction et qui s’inscrivent dans le temps. Et comprise par tout le monde. Une forte motivation,
• Une culture et des règles partagées et respectées grâce aux points précédents

Andrée Mathieu (physicienne) dit, dans un article récent, que la résistance au changement dans les organisations émerge à chaque fois qu’elle veulent les implanter, plutôt que d’inclure les différents acteurs dans la création de ces changements : « Quand les gens sont mis à contribution, ils inventent un futur qui les inclut. Ils s’identifient à ce qu’ils créent et naturellement ont tendance à le supporter ».

La stratégie du hérisson
A cela, Collins ajoute une autre dimension nécessaire et qu’il appelle la « stratégie du hérisson » qui tiendrait en 3 principes :

• Qu’est ce que l’entreprise sait mieux faire ? Où est-elle plus performante que ses concurrents ? Quel est son cœur de métier ?
• Qu’est-ce qui génère de la rentabilité dans l’entreprise ?
• Quel est le projet qui va mobiliser tous les salariés ?

Pourrait-on faire un parallèle avec la démarche de coaching ?
• Le coaching propose le redéploiement de la dimension humaine. Le client est au centre, l’expertise de contenu est du domaine du client. Le coach est responsable du cadre, dans une posture d’humilité et décentré.
• L’objectif du coach est que le client réussisse sur le long terme. Non que le coach soit satisfait de ses séances parce qu’il a fait appel à des stratégies sophistiquées, des grilles d’analyse et autres outils complexes dont il sait si bien se servir. Quitter le savoir un moment, se mettre en posture de « non-savoir et de perplexité » pour générer un espace où le client va pouvoir se redéployer,
• Des règles partagées par le coach, le client et le prescripteur. Des règles que le coach respecte, que le prescripteur et le client respectent, car elles sont « respectables ».

En bref une posture qui montre l’exemple et permet au client de vérifier la cohérence et la pertinence du coach et de la démarche. Nous appelons cela « l’exemplarité ». Ce qui permettra d’installer la confiance, le travail en commun et le succès du client et de son projet.

La posture du coaching viendrait-elle offrir en plus, une réponse d’excellence au management stratégique des dirigeants d’aujourd’hui?

Nicolas De Beer

 

Florence Servan Schreiber article paru dans Psychologie Mars 2010

12 mars 2010

Le coaching est la thérapie du bien-portant », annoncent en cœur Bernard Hévin et Jane Turner, responsables et formateurs au Dôjô, centre de développement personnel et professionnel.

Chacun d’entre nous peut rencontrer, à un moment de sa vie, des difficultés liées à un changement, attendu ou non : une promotion, un licenciement, un divorce, un départ à la retraite, une mutation, un déménagement pour raison professionnelle… Et, malgré cet événement déstabilisant, nous restons psychologiquement en bonne santé.

A la différence d’une thérapie, le coaching ne répond pas à une souffrance psychologique mais au besoin de comprendre, d’appréhender une situation nouvelle et de rétablir un équilibre. Le coach, habile mélange entre entraîneur et mentor, ne va donc pas s’intéresser à notre histoire passée mais nous aider à mieux analyser le présent afin de préparer le futur et mettre tous les atouts de notre côté. Le coaching est souvent proposé par l’entreprise à l’un de ses collaborateurs pour l’aider à aborder de nouvelles responsabilités. Mais il est possible aussi d’entreprendre une démarche de ce type à titre personnel.
Historique

Le coaching a été développé aux Etats-Unis par un psychologue, Michael Brown, à partir des réflexions du philosophe Frederick Hudson, dont les préoccupations portaient à la fois sur les âges de la vie et les cycles de changements qui y trouvaient leurs racines : « Votre vie est un voyage à travers le temps, déclarait-il. Il n’y a ni point d’arrivée, ni fin durable. Profitez-en ! Vous êtes constamment en mouvement. » Or c’est précisément l’accélération de ce mouvement qui rend parfois la vie difficile.

Historiquement, le coaching est né de la requête de personnes souhaitant se faire aider sur un point précis de leur développement personnel tel que la constitution ou la révision d’un projet. Or les outils habituels des psychothérapeutes ne répondaient pas assez concrètement à ce besoin. Très naturellement, le coaching a intéressé les entreprises en tant que mode de soutien individuel pour les cadres. Puis il s’est développé dans les programmes d’outplacement (dans le cadre d’un licenciement, c’est la préparation au départ de l’entreprise et le soutien dans la recherche d’un autre emploi).
Déroulement d’une séance

But de la première rencontre : accepter ou refuser le coach proposé. En effet, une relation de confiance et de confidentialité est nécessaire.

Ensuite, le rôle du coach est de progresser pas à pas derrière son client en s’assurant que ce dernier avance au maximum de ses possibilités. Ensemble, ils vont fixer des objectifs : développer de meilleures relations avec l’entourage, assumer sereinement une nouvelle responsabilité, se sentir à l’aise avec soi-même, définir un plan d’actions pour la reconversion et construire un projet.

Puis le coach identifie la phase de changement que vit son client à ce moment précis de sa vie. A chaque âge correspondent certaines choses à accomplir : avant 30 ans, nous démarrons ; entre 40 et 50 ans, nous nous responsabilisons ; à l’âge de la retraite, nous traversons un complet recommencement…

Enfin, il est important de reconnaître à quelle étape du cycle de changement se trouve l’individu. En effet, toute mutation débute par l’élaboration d’un rêve ou d’un projet. Une fois celui-ci lancé, l’activité ou la situation se stabilise et connaît une « phase plateau » dont la durée peut varier. Suit une certaine lassitude, ou un changement de motivation, qui se traduit par une période de « marasme ». Nous savons alors ce que nous ne voulons plus mais pas encore ce que nous voulons. Il faut donc parvenir à lâcher prise et faire le deuil de la situation précédente pour laisser la place à un nouveau rêve ou entreprendre une remise en question. Elle seule nous redonnera le goût de la découverte et de l’expérimentation susceptible de nous mener vers la définition d’un nouveau projet.

Le cycle repart à zéro. Autrement dit, si l’on ne se trouve pas dans une phase de construction, tout projet échouera. De même, avant de repartir les batteries chargées, il faut accepter de traverser des périodes de repli pour consolider nos compétences et notre confiance en nous. Ces moments doivent être observés sans impatience. Le coach est là pour veiller à ce que nous ne brûlions pas les étapes.

Un exemple typique : dans des situations d’outplacement, il est fréquent de voir des candidats saboter leurs entretiens de recrutement. C’était le cas de Jean, 42 ans, à la recherche d’un poste de directeur marketing. Au cours de la troisième séance de coaching, il a en fait admis qu’il briguait plutôt la direction générale d’une entreprise. En définissant mieux encore son objectif, il s’est avéré qu’il souhaitait plus que tout conserver sa qualité de vie et ne pas quitter sa région. Au bout de trois mois, il a trouvé le poste de directeur général qui remplissait ses conditions. L’intervention du coach lui a permis de clarifier ses choix et il s’est même offert de refuser des propositions alléchantes.

Au cours des entretiens, le coach utilise plusieurs techniques : écoute, questionnement, confrontation, etc. Entre les séances, il donne quelques exercices à faire pour explorer de nouveaux comportements : lire, se documenter, pratiquer une activité sportive, ou bien développer le respect de soi – par exemple, en s’offrant un cadeau par jour –, dresser la liste de ses satisfactions dans une situation donnée ou s’autoriser des pauses au cours de la journée. Le déroulement des séances est ainsi très personnalisé et répond au rythme et aux aspirations de chacun.

Les différentes méthodes utilisées contribuent à aider l’individu à prendre conscience de son propre mode de fonctionnement et à le libérer de ses croyances limitantes. En les mettant à l’épreuve, il aura le choix d’y renoncer. C’est dans ce but que Frank Farelly, élève estimé de Carl Rogers, a développé la technique du « Provocative Coaching » (coaching par la provocation) : dans un climat d’acceptation incondition-nelle et de bienveillance, le coach pousse le coaché dans ses retranchements par la provocation. « On lui dit ce que devrait lui dire son meilleur ami sans oser le faire », explique-t-il. L’objectif n’est ni de blesser ni de se moquer, mais d’user de dérision pour offrir une lecture nouvelle de la situation et déclencher une réflexion ou une réaction.

Le coach peut ainsi se montrer tantôt confrontant et interventionniste, tantôt rassurant et encourageant. En effet, pendant sa formation – qui dure plus de deux ans –, il est amené à découvrir une panoplie très large de techniques de développement personnel, de management, d’écoute et d’accompagnement.

 

Coaching amoureux

14 février 2010

Vous avez de la difficulté à dépasser votre timidité pour séduire?
Dès que vos yeux s’arrêtent sur une beauté rare, votre coeur s’emballe mais le stress vous paralyse?
Votre désir de vivre une relation amoureuse n’a d’égal que vos peurs, du rejet, de ne pas être à la hauteur, de ne pas savoir quoi dire ou faire?
Vous vivez le même genre de relation, de rupture ou rencontrez des personnes aux similitudes troublantes?
Vous vous questionnez quant à l’avenir de votre relation?
Vous souhaitez faire évoluer votre couple?

Il est temps de prendre la situation en main et de vous offrir un love coaching pour optimiser vos points forts et découvrir les réponses et les solutions à ce que vous vivez en explorant des moyens concrets qui vous permettront d’avoir l’heure juste et d’agir en accord avec vos désirs.
S’engager dans une démarche de coaching amoureux ne consiste pas à vous faire rencontrer l’âme soeur en une semaine, mais bel et bien de vous permettre d’aller à votre propre rencontre et de construire vos propres solutions. Il est donc question ici de vous aider à définir un objectif de vie amoureuse qui vous soit propre et dans lequel je vous accompagne en vue de sa réalisation.

 

Des objectifs à votre image.

13 février 2010

Si vous avez déjà eu un coach dans votre vie, vous savez combien les objectifs que vous aviez se réalisent bien plus rapidement que ce que vous aviez anticipé. Là est l’art de la focalisation.
La nouvelle année est synonyme de bonnes résolutions.
Aujourd’hui je vous donne 5 conseils de coaching pour transformer vos bonnes résolutions en objectifs :
1 – Associez votre objectif à une valeur qui vous tient à cœur. En associant votre objectif à une valeur qui vous tient à cœur, vous activez la passion et l’engagement. Ces ingrédients sont le moteur de la persévérence, du changement et surtout du plaisir.

2- Changez votre environnement physique. Plus votre environnement physique est organisé pour atteindre vos objectifs, plus vos chances de
réussites sont élevées. Lorsque votre environnement est organisé, simple et accessible, les choses sont beaucoup plus faciles à réaliser et surtout on trouve moins d’excuses pour se justifier.

3- Trouvez vous un référent. Nous avons tous de meilleurs résultats quand nous avons des comptes à rendre. Trouvez vous un partenaire. Que ce soit un coach professionnel ou un ami, donnez la permission à cette personne de vous mettre au défi, ou encore, de vous rappeler à l’ordre.

4- Morcelez votre objectif, une étape à la fois. Parfois par désir d’avoir des résultats rapides, nous faisons tellement d’efforts que nous nous fatiguons et nous décourageons. Changez votre notion du succès, tant que vous progressez, tout va bien.

5 Visualisez la destination et savourez le voyage. Avant une compétition les athlètes visualisent leur épreuve. Il cherchent à créer un état à la fois alerte et détendu. Pour certains d’entre eux la destination ne durera que quelques secondes. Mais l’entrainement, c’est à dire le voyage aura duré des années. Imaginez le résultat final, c’est à dire le sentiment qui va vous habiter lorsque vous aurez atteint votre objectif. Pour une plus grosse dose de plaisir, savourez chaque étape du voyage car c’est pendant le voyage que se fait la transformation.
Avoir des objectif, c’est pas seulement de réaliser des choses, c’est de se métamorphoser. Ainsi chaque fois qu’on repousse les limites de ce qu’on croyait possible, de nouvelles opportunités s’ouvrent à nous.
Entre vous et moi il n’y rien de mieux pour grandir que de rester émerveillé et passionné.

 

Une vision du coaching

7 novembre 2009

Le coaching tel que nous le connaissons actuellement est une discipline récente (une douzaine d’années en France) qui a le mérite de répondre à certains besoins fondamentaux de notre époque : sortir de l’isolement, communiquer, optimiser ses décisions et ses actions, trouver du sens, découvrir son génie personnel et sa contribution au monde
Le coaching est une synthèse moderne de différents modes de relations d’aide.
Il a emprunté son nom au monde du sport mais ses outils et ses méthodes viennent de la psychologie, des psychothérapies, du développement personnel, de la philosophie et des traditions spirituelles.
Coacher c’est l’art d’offrir un espace où quelque chose peut changer.
Le coach plein de sagesse n’intervient pas sans nécessité.

Cher coach :
Souviens-toi que tu es là pour faciliter le processus. Ce n’est pas ton processus. Ne t’immisce pas. Ne contrôle pas. N’introduis pas de force tes propres besoins ou tes lumières.

Si tu ne fais pas confiance au processus du client, le client ne te fera pas confiance.
Imagine que tu es une sage-femme. Tu apportes ton aide à la naissance de quelqu’un d’autre. Fais-le bien, sans « la ramener » et sans en rajouter. Laisse tomber ce que tu crois qui devrait se passer. Si tu dois intervenir, fais-le de manière à aider la mère, en lui laissant sa liberté et sa responsabilité.
Quand le bébé sera né, la mère dira à juste titre : « C’est moi qui l’ai fait, c’est mon bébé ».

Le meilleur travail semble souvent tout bêtement simple aux clients qui ne sont pas habitués à cette sorte de coaching. Et pourtant, beaucoup est accompli.
Il semble que le coach soit seulement assis là, sans aucune idée de ce qu’il faut faire. Mais c’est justement cette absence d’intervention inutile qui permet au client de grandir et d’être fécond.
Peut-être certains clients sont déçus et attendaient un expert qui aurait donné une abondance d’explications et de conseils. Mais ce que le coach dit est si évident que cela semble souvent le fait d’un simple d’esprit.
Même l’honnêteté du coach rend étrangement perplexe.
Passer pour un imbécile n’a pas d’importance.
La conscience du coach est l’outil premier de son travail.